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LES
INTERVIEWS DU
BLUES CAFE |
WASHING
MACHINE Cie
Interview réalisée le 07/11/2006
par Cédric Vernet et Francis Rateau
Ladies &
Gentlemen, voici la WASHING MACHINE Cie
!
Ils s’appellent Amandine, Anthoneuch, Miflox, MC Bolby, Jerôme, une bande de
jeunes gens qui lavent plus rock que blues, se jouent des références et
abordent leur musique tonique avec une belle fraîcheur enjouée. C’est une
jolie petite galette qu’ils viennent de sortir, emplie de rythmes chaloupés,
flirtant sauvagement et subtilement entre pub rock, R&B, rock blues, un
album excessivement jouissif et tatoué de la marque de la réussite pour un
premier galop !
Rencontre avec Amandine, chanteuse de cette formation hors du commun (et
c'est tant mieux !)
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Washing Machine, ça
lave depuis longtemps ? |
Nous sommes de la Franche-Comté et on a
créé la formation en mars 2004. A l’origine elle devait être plutôt
acoustique et cela justifiait le nom de ‘Washing Machine’ puisqu’on
devait utiliser washboard, foot-stomp, contrebassine...
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C’est loupé ! |
Oui c’est ce qu’on nous dit (rires)
On s’est surtout électrifié mais on a gardé l’esprit.
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Donc au début, le
concept était principalement celui d’un Jug Band et c’est devenu ce
que vous appelez du "blues’n roll". Comment s’est effectué ce virage à
180° ? |
On s’est découvert en jouant ensemble, en
composant ensemble, et on s’est aperçu que ce rock’n blues convenait
mieux à ce que nous étions, ce que nous aimions. Et tout compte fait
avoir un son plus électrique, plus rock’n roll. En fait on n’est pas
ce qu’on peut appeler des ‘blueseux’ pur jus. On n’a jamais écouté
trop de blues. On est influencé par des tas de choses et on saisit
tout ce qui passe.
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En tout cas votre
histoire, dans son visuel, a tout l’air d’un film ! La présentation du
disque, en rouge et noir, le look des musiciens, leurs surnoms, les
photos en N/B, le titre de l’album ‘Ladies & Gentlemen’, le livret qui
s’intitule ‘The End’. On est dans un polar ? |
Oui
le CD flirte sur un thème de film, notamment en effet les habits des
musiciens et leur allure. Cependant, les bandes rouges et noires, et
le titre du disque étaient surtout là, au début, pour rappeler autre
chose, comme les pictogrammes qu'on trouve à l'entrée des toilettes
pour distinguer les hommes et les femmes. On le pense aussi comme une
interpellation du public, "And now ! Ladies & Gentlemen !!!"
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Et que fait le leader
du groupe Mercy, JP Avellaneda dans ce dispositif ? |
C’est
notre papa (rires). Il nous a rencontré lors d’une tournée dans
le Jura, a aimé ce que nous faisions et a décidé de nous aider, en
nous conseillant et nous enregistrant lui-même dans son studio, chez
lui. On a donc abusivement profité de son équipement, de son savoir,
de son talent musical. Il a su épurer nos compositions, maîtriser
notre fougue. On est arrivé avec quelque chose d’assez brouillon et JP
Avellaneda nous a aidé à mettre de la cohérence dans tout ça. Ce fut
une merveilleuse rencontre. |
Que des compos signées
intégralement par le collectif Washing Machine, un très bel effort.
Sauf une signée par ... Alfred de Musset !? |
Un plaisir ! J’ai craqué sur un texte
d’Alfred de Musset. Je l’ai essayé en chanson, collé sur un riff de
Miflox [ndlr : l’harmoniciste du
groupe] et j’ai trouvé que cela
fonctionnait bien.
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C’est aussi çe qui est
plaisant chez vous : cette jeunesse qui ne s’embarrasse pas de
références musicales, ni de chapelles, et vous faites ce que vous avez
envie de faire, sans brandir d’étendard... |
Oui c’est tout à fait ça ! Même si parfois
on fonce un peu tête baissée dans notre projet. Et on va le défendre
sur scène un peu partout...
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CD ‘Ladies & Gentlemen’
Why Note / Nocturne
Sur le web : site officiel |
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